Soutenance d’Habilitation à Diriger des Recherches
Caroline Bulf (Université de Bordeaux)

Garant Eric Roditi (laboratoire EDA)

Jeudi 29 janvier 2026, à 14h, Bâtiment Jacob, salle Margaret Maruani (salle des thèses).

La note de synthèse s’intitule :

Sémiotique et langage : une mise en dialogue en didactique des mathématiques

Le jury sera composé de  :

Mme Viviane DURAND-GUERRIER, Professeure émérite à l’Université de Montpellier, rapporteure

M. Fabien EMPRIN, Professeur à l’Université de Reims Champagne Ardenne, examinateur

Mme Ghislaine GUEUDET, Professeure à l’Université Paris Saclay, examinatrice

Mme Martine JAUBERT, professeure émérite à l’Université de Bordeaux, membre invitée

M. Jean-François MAHEUX, Professeur à l’Université du Québec à Montréal, rapporteur

M. Éric RODITI, Professeur à l’Université Paris Cité, garant.

Résumé :

Les dynamiques et tensions à l’œuvre dans l’articulation entre sémiotique et langage, au cœur des processus de construction de signification mathématique à l’école obligatoire, constituent le noyau central de notre travail et fondent nos perspectives de recherche.
Nous concilions un point de vue théorique de l’apprentissage vu comme un double mouvement adaptationniste et d’acculturation selon la Théorie des Situations Didactiques (Brousseau, 1998), et un point de vue historico-culturel selon Vygotski (1934). En quoi le langage est-il moteur d’un enrichissement des pratiques des différents registres (graphiques, symboliques, discursifs) ? Et réciproquement, en quoi cet enrichissement des pratiques des différents registres est-il moteur de secondarisation des discours ?
Pour apporter des éléments de réponses à ces questions, nos perspectives de recherches se déploient sur deux axes : d’une part, l’analyse des conditions épistémologiques des situations d’enseignement et d’apprentissage des mathématiques ; d’autre part, l’étude des gestes professionnels des enseignant·e·s qui mettent en œuvre ces situations en classe.
Nos perspectives s’élargissent à une dimension formative, en s’intéressant aux conditions de professionnalisation de ces gestes, toujours selon un point de vue sémiotique et langagier.