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Selene MONFORT

Doctorante

selene.monf@gmail.com

 

CV complet


Qui suis-je ?

Doctorante contractuelle chargée d’enseignement à Université Paris Cité, je m’intéresse aux discours folk contemporains, produits à des fins de sensibilisation au « pouvoir des mots » dans plusieurs sphères militantes engagées contre les discriminations. Mes recherches portent sur la manière dont la société civile militante, non-linguiste, conçoit le langage, c’est-à-dire simultanément comme un objet et un lieu de lutte.

Ma thèse de doctorat, qui s’inscrit dans le cadre théorico‑méthodologique de l’analyse du discours contrastive, suit une première étude de master ayant porté sur les métadiscours de personnes autistes francophones tentant de dépathologiser leur condition au moyen du langage, ainsi qu’une seconde étude, consacrée à la production et à la réception de diverses stratégies discursives employées par des internautes lesbiennes francophones soucieuses de redonner de la visibilité à leur cause.

J’ai co‑fondé, en 2022, le collectif francophone JCGL (Jeunes chercheur·euses en Genre & Langage), avec lequel j’ai coorganisé une journée d’étude en 2023, intitulée « Actualité de la recherche en Genre & Langage » et soutenue par l’association GSL (Genres, Sexualités, Langage) et la revue GLAD!. Nous avons plus récemment repris les ateliers « Genre et Langage » portés par l’association EFiGiES, organisant quatre sessions pour l’année universitaire 2024‑2025.

Titre de la thèse

Ma recherche doctorale porte sur les métadiscours tenus dans le premier quart du 21ème siècle dans plusieurs milieux militants français et étatsuniens, se constituant des lieux d’engagement contre le sexisme, le validisme, le racisme, l’homophobie et la transphobie. Ce travail en analyse du discours contrastive vise à recenser et à décrire les différentes manières de mettre en discours, chez des non‑linguistes, l’idée que c’est au moyen du langage que l’on pourrait s’émanciper d’oppressions produites par le langage lui-même.

L’activité linguistique des non‑linguistes est observée au regard des questions suivantes : quelles représentations du pouvoir agissant du langage sont proposées dans les sphères militantes françaises et étatsuniennes depuis les années 2000 ? Comment l’idée d’un langage oppressif mais également émancipateur y est-elle mise en discours, et à quelles occasions ? Quelles stratégies discursives, argumentatives et pédagogiques sont déployées dans ce militantisme dit du langage, pour rendre visibles les discriminations subies par les personnes subalternes, d’une part, et pour y mettre fin, d’autre part ?

Sous la direction de Patricia von Münchow

Charges d’enseignement

  • L1 — Linguistique générale — 18 HETD
  • L1 — Méthodologie du travail et de la recherche universitaires — 24 HETD
  • L3 — Linguistique textuelle — 24 HETD

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